In the Dark (2017): Bilan

In the Dark est une nouvelle série de quatre épisodes qui a été diffusée du 11 juillet au 1er août sur les ondes de BBC One en Angleterre. L’action met en scène la détective Helen Weeks (MyAnna Buring), qui travaillant à Manchester demande quelques jours de congés avec son mari Paul (Ben Batt) qui oeuvre aussi au sein des forces de l’ordre. C’est que dans son village natal dans le Derbyshire, l’époux de sa meilleure amie Linda Bates (Emma Fryer) est sur la liste des suspects concernant la disparition de deux adolescentes. Mais outre l’enquête qui pose quelques défis, le plus difficile pour la détective est d’avoir à affronter ses démons du passé. In the Dark ne manque pas de bonnes idées et nous offre un divertissement somme toute efficace. C’est plutôt dans sa structure qu’elle s’avère bancale alors que le saut dans la temporalité à la mi-saison nous prive d’une profondeur qui aurait pu faire de la fiction un incontournable.

L’enquêteur enquêté (**divulgâcheurs)

Si Helen obtient si facilement une relâche de son poste à Manchester, c’est en partie parce qu’elle vient tout juste de découvrir qu’elle est enceinte. Utilisant d’abord son état comme excuse, plus son ventre s’arrondit, plus elle remet en question son désir d’être mère. C’est que dans sa jeunesse, elle et Linda ont toutes deux été agressées sexuellement par le même homme et ces pénibles traumatismes refont surface à son retour aux sources. Concernant l’enquête, la pression monte d’un cran après que l’une des victimes ait été retrouvée assassinée et la police passe par-dessus d’importants détails (qui n’échappent pas à Helen) lorsqu’ils procèdent à l’arrestation du mari de Linda. Mais la détective a beau retracer le vrai meurtrier, c’est son couple qui est à la dérive après qu’elle ait avoué à Paul qu’elle l’a trompé avec un collègue, Adam Perrin (David Leon)… qui pourrait bien être le père de son enfant à naître. Un drame n’attendant pas l’autre, au troisième épisode, c’est son mari qui se retrouve à la morgue, apparemment victime d’un bête accident. Bien qu’anéantie, Helen prend une fois de plus les reines de l’enquête, mais à l’image du titre de la série, elle découvre que sa douce moitié lui cachait beaucoup de choses et ne sait plus qu’en penser.

Les deux premiers épisodes de la série s’intitulent « Time of Death », tandis que pour les deux derniers il s’agit de « In the Dark ». C’est qu’on a bien droit à deux enquêtes distinctes, mais avec des personnages principaux qui ne changent pas. Déjà à l’automne 2014 ITV nous était arrivée avec un concept similaire avec Chasing Shadows, elle aussi comprenant quatre épisodes, mais scindés en deux intrigues au niveau du scénario. En principe, cela nous permet d’approfondir davantage une enquête si l’on se compare à une série procédurale de type américaine, mais dans les deux cas mentionnés, on est resté sur notre faim pour des raisons complètement différentes. Dans celle d’ITV, c’était tout simplement le duo qui peinait à nous convaincre; des clichés ambulants et des enquêtes moyennes.

Dans le cas d’In the Dark, c’est beaucoup mieux fignolé au niveau du scénario et on se retrouve même surpris par l’originalité de la tournure des événements. Qu’il s’agisse d’indices cachés, de certaines relations entre collègues, de suspects potentiels nous menant sur des fausses pistes : chaque interrogation trouve sa réponse. Et pourtant…

Ces larmes qui nous manquent

C’est plutôt au niveau de notre engagement émotionnel que l’on ressort quelque peu déçu de l’expérience. C’est que lorsque la mort soudaine de Paul survient, on peine à être touché comme il se doit au même titre que le deuil d’Helen qui s’ensuit. On a en effet beaucoup trop mis l’accent sur l’enquête dans les deux premiers épisodes alors qu’on aurait dû se concentrer davantage sur leur histoire de couple. D’ailleurs, quand Helen lui avoue qu’elle l’a trompé, c’est à peine s’ils s’affrontent puisqu’ils doivent aussitôt arrêter le réel meurtrier. Puis, on nous transporte subitement quatre mois plus tard et dans l’épisode suivant, ils se sont réconciliés. Dès lors, la quête de vérité de la protagoniste n’est plus aussi engageante, et ce, malgré les larmes qui ne cessent de couler sur ses joues. En parallèle, même l’histoire d’agression de la protagoniste est trop rapidement balayée sous le tapis.

En tous les cas, la curiosité des téléspectateurs était à son comble puisque le premier épisode d’In the Dark en a attiré 6,64 millions. La série s’est par le fait même classée au premier rang des émissions les plus regardées de la chaîne dans la semaine du 10 au 16 juillet, détrônant au passage les très populaires Eastenders et Poldark. Cet appétit s’est quelque peu amenuisé sept jours plus tard et ces dernières ont retrouvé leur place au sommet, tandis que la fiction a glissé au septième rang avec un auditoire de 5,64 millions.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s