Under the Dome (2013) : huis-clos forcé

Under the Dome est une nouvelle série de 13 épisodes diffusée sur les ondes de CBS aux États-Unis et Global au Canada. Adaptation du roman éponyme de Stephen King, nul autre que Steven Spielberg figure parmi les producteurs. L’action se déroule à Chester Mill alors qu’un énorme dôme de verre vient soudainement isoler le village du reste du monde. Les moyens de communication en dehors de l’endroit désormais inexistants, les autorités policières et municipales tentent de rassurer une population effrayée, tout en cherchant à savoir ce qui a pu se produire. D’une grande qualité esthétique et scénaristique, Under the Dome se révèle, pour le moment, une agréable surprise qui nous accompagnera au cours de l’été. Les histoires entourant les multiples protagonistes auxquels on accorde une attention équivalente ont beaucoup de potentiel. Si la série est décrite comme étant un mélange de science-fiction, d’horreur, de mystère et de drame, pour le moment ce sont ces deux derniers genres qui priment, mais les épisodes qui succéderont pourraient nous offrir beaucoup de surprises.

Une kyrielle d’intrigues à venir… on l’espère

Ce qu’il y a de particulier avec Under the Dome, c’est que le déroulement des événements ne repose pas sur les épaules d’un ou deux personnages, mais bien sur toute une communauté. En effet, la série compte au moins dix protagonistes principaux que l’on voit évoluer. Chacun d’eux est à l’origine d’un secret ou d’une intrigue qui fera évoluer le cours des événements. Dale Barbara, surnommé « Barbie » (Mike Vogel), venait tout juste d’enterrer un cadavre quand le dôme s’est posé sur le village. Non seulement il ne peut s’échapper du lieu du crime, mais il reçoit l’hospitalité de Julia Shumway (Rachelle Lefevre), un reporter local qui compte bien, de son côté, enquêter sur les habitants du village et découvrir l’origine du dôme. Quelle ne sera pas la stupéfaction de Barbie quand il réalisera qu’il a assassiné le mari de celle-ci, alors qu’il est hébergé sous son toit.

La véritable enquête est bien entendue menée par les policiers. C’est le chef de l’unité Howard Perkins (Jeff Fahey), qui secondé de son adjointe Linda Esquivel (Nathalie Martinez), tentent de comprendre ce mystère tout en essayant de contenir une population terrifiée. Ce dernier meurt lors du second épisode après que les piles de son stimulateur cardiaque explosent parce qu’il était à proximité de la paroi de verre du dôme. C’est maintenant Esquivel qui prend les rênes de la brigade et elle est appuyée du politicien James Rennie (Dean Norris), lequel jouit d’une grande estime du village. Ce dernier a importé une quantité anormalement élevée d’essence quelques semaines seulement avant le drame. Savait-il ce qui allait se passer?

Son fils, James (Alexander Koch) est tout sauf un être équilibré. Jaloux de tous les hommes qui conversent avec sa petite amie Angie (Britt Robertson),  il décide dans la confusion entourant les événements de la kidnapper. Enchaînée dans un bunker, personne ne pense à elle étant donné qu’elle aurait pu se trouver à l’extérieur du dôme lorsque celui-ci s’est posé à Chester Mill.

À cela s’ajoutent beaucoup d’autres personnages secondaires qui pourraient éventuellement s’avérer être des joueurs clés dans les péripéties et  révélations à venir. Comme l’écrit Matt Zoller Seitz dans son article à propos de la série :« it has the good sense to realize that we won’t care about the mystery of the dome unless we’re interested in the personalities, goals, and secrets of the characters trapped beneath it». En effet, c’est cette proximité des personnages causée par le dôme et les interactions qui en résultent qui rendent la série si intéressante. On peut donc se réjouir que la production de Under the Dome ait choisi de privilégier la profondeur de ses personnages plutôt que de mettre l’emphase sur les effets spéciaux et des scènes d’actions à couper le souffle; ces éléments étant davantage associés au genre de la science-fiction.

 

Influences et science-fiction

Quelques séries télévisées ressemblent en plusieurs points à Under the Dome, à commencer par Lost (ABC, 2004-2010) dans laquelle des hommes et des femmes se retrouvaient sur une île à la suite d’un écrasement d’avion. Si au cours des épisodes, on nous dévoilait petit à petit les mystères et secrets sur leurs vies, la série contenait aussi quelques éléments de science-fiction comme un « monstre » qui rôdait sur le territoire et d’autres entités mystérieuses menaçant leur survie. On pourrait aussi comparer Under the Dome à Revolution, présentement diffusée sur les ondes de NBC.  Dans cette dernière, un phénomène étrange élimine l’électricité de la surface de la Terre et force les gens à réapprivoiser une mode de vie d’un autre siècle. Dans les deux cas, on sait qu’éventuellement, lesdits phénomènes seront expliqués aux téléspectateurs. Reste à savoir si ceux-ci sont scientifiquement explicables ou paranormaux.

Under the Dome se déroule à l’ère des médias sociaux et de la diffusion d’informations instantanées. On se demande donc pourquoi le monde extérieur au dôme ne réagit pas à ce qui s’est passé. Vu de l’intérieur, le phénomène est tout aussi mystérieux. Il ne s’agit pas d’une simple cloche de verre puisqu’au contact de piles, ces dernières explosent sans qu’on sache trop pourquoi et que la paroi semble s’être incrustée jusqu’aux tréfonds de la terre. Enfin, depuis l’incident, deux adolescents, Joe (Colin Ford) et Norrie (Mackenzie Lintz) sont en proie à ce qui ressemble à des crises d’épilepsie au cours desquelles ils ne cessent de dire :« the pink stars are falling in lines », comme s’ils avaient des visions. Ces différents aspects de la série nous laissent croire que quelque chose de surnaturel est à l’origine du phénomène.

Under the Dome génère beaucoup d’attentes en ce qui a trait à l’évolution de l’intrigue et des personnages, d’autant plus que la série s’est hissée bonne première en terme de cotes d’écoute aux États-Unis les lundis soir. Si celle-ci est une adaptation d’un roman qui a déjà été encensé par les critiques, Under the Dome dans son synopsis de base, ressemble étrangement à celui du film Les Simpsons (2007). Dans celui-ci, le gouvernement américain, pour empêcher l’émanation de substances toxiques, décide de poser un dôme sur Springfield, enfermant par le fait même ses citoyens. Au tout début, le grand-père Simpsons est même pris de visions tout comme c’est le cas pour Joe et Norrie dans la série. Quand le drame influence l’humour et vice-versa…


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